Je vous mentirais si je vous disais que mon engagement au sein du Modem ne me pousse pas à plus m'y investir. La preuve, j'ai écrit un
article en étroite collaboration avec un autre adhérent de mon âge, Thomas. Il devrait paraître sur le site du MoDem de Vanves d'ici peu de temps.
J'y ai passé du temps, c'est assez long, mais je crois que la compréhension d'un enjeu social passe d'abord par la connaissance du sujet, les tenants, les causes, les effets, les aboutissants et
évidemment dans notre cas par la position du Modem sur le sujet.
Réforme de
l’éducation nationale, mise en garde du Mouvement Démocrate (focus sur la ville de Vanves)
Le Mouvement Démocrate, tant au plan national que local,
doute de la pertinence d’une partie des réformes engagées par le ministre de l’éducation nationale, X. Darcos, qui manque cruellement d’ambition pour l’avenir de notre système
éducatif. Le mouvement local demande que le débat puisse s’organiser dans un climat serein avec un maximum de concertation, et regrette que des
blocus lycéens paralysent le bon fonctionnement des établissements scolaires (notamment au lycée Michelet).
Comment envisager des mesures de restriction budgétaire dans
le secondaire, à long terme, sans réaliser au préalable une réforme en profondeur de notre institution nationale ? Nous nous inquiétons vivement
des effets négatifs de ces réformes pour les prochaines années.
Tout à fait conscient de la nécessité d’un retour à
l’équilibre des finances dans notre pays, F. Bayrou préconise avec force que l’éducation nationale, fer de lance de son projet en 2007, soit sanctuarisée de toute restriction
budgétaire.
Aujourd’hui, les enjeux de la vague de contestation
s’articulent autour de 2 pôles, le premier concernant le budget 2008 alloué aux lycées ; et le second concernant la réforme des programmes de l’école primaire. Réforme bâclée, non discutée,
qui appauvrit le contenu éducatif des programmes ainsi que les procédés d’enseignements.
Quant à la vague de contestation lycéenne, elle perdure et
s’amplifie. Ce sont désormais des dizaines de milliers d’étudiants et une centaine de lycées bloqués, chaque jour de grève, qui interpellent le gouvernement.
Dans notre ville, ce mouvement touche également le lycée
Michelet, où la mobilisation est croissante. Des défilés dans les rues ont été organisés, ainsi qu’un blocus à répétition nuisant aux cours et aux préparations d’examens. Nous regrettons ces
blocus et invitons les lycéens à respecter tous les étudiants de l’établissement.
Quelles sont les revendications des lycéens ? Ils
demandent la suspension des 11000 suppressions de postes de professeurs, la suspension de la disparition de certaines filières et options, sans oublier la demande de sauvegarde d’un baccalauréat
professionnel de 4 ans au lieu de 3ans programmé.
Toutefois, si l’on analyse la proposition de budget 2008,
globalement néfaste pour l’avenir de notre jeunesse ; des points positifs sont à souligner.
Il est question d’un gain de productivité en gestion, ainsi
qu’une amélioration du système de remplacement et de redéploiement des professeurs, ce qui permettra d’économiser 3000 postes.
Un accompagnement éducatif généralisé, une progression du
taux de scolarisation des handicapés, ainsi qu’une augmentation, nécessaire mais non suffisante, de 300 emplois d’infirmières, vont dans le bon sens.
Quant à la modernisation et l’efficacité de l’éducation
nationale, ainsi que l’amélioration des conditions de travail des enseignants et de leurs élèves, nous émettons de profondes réserves. 36 à 38 élèves par classe, est-ce bien pédagogique ?
Non. C’est avant tout l’avenir de nos jeunes qui est en jeu.
Lorsque X.Darcos invoque la légère diminution du nombre
d’élèves pour justifier le non remplacement de postes, lorsqu’il indique qu’avec moins de postes, le système français (qui coûte 22% plus cher que la moyenne Européenne) sera plus performant,
c’est une dangereuse faute éducative et politique.
Mais parlons chiffres, car entre le gouvernement et le
mouvement étudiant, la confusion règne. Pour l’exercice 2008, parmi les 11200 postes supprimés, 3000 dégraissent
l’administration, 5000 sont absorbés par le système d’heures supplémentaires et seulement 1000 postes correspondent mathématiquement à la diminution d’effectif scolaire constatée. Il reste malgré
tout 2200 postes qui sont réellement supprimés. Financièrement, le remplacement de postes par un dispositif d’heures supplémentaires coûte plus cher à l’état.
Ce qui nous inquiète vivement pour l’avenir, c’est le non
remplacement préconisé de postes en constante augmentation jusqu’en 2012 (18000 en 2009 ?), alors que les effectifs scolaires seront à la hausse à tous les niveaux. Nous devons prendre
conscience de cet enjeu.
A quand une approche enfin qualitative de
l’enseignement ?
Cette approche qualitative, le gouvernement l’a omise pour
de nombreux lycées de banlieue parisienne, ceux-là mêmes qui étaient promis à l’étiquette « lycée d’excellence » du plan banlieue. C’est la qualité et la diversification des options, la
qualité des filières, ce savoir, cet ouverture d’esprit que le gouvernement sacrifie pour atteindre des objectifs quantitatifs.
Le mouvement lycéen peut-il trouver une issue
favorable ? Nous le souhaitons. Cette issue se trouvera dans le dialogue et la concertation. Mais aussi par la prise de conscience du gouvernement pour la sauvegarde du budget de ce
ministère.
Aucun doute n’est possible
quant au bien fondé de ce mouvement lycéen, même si ce n’est pas le coup de massue porté à l’éducation nationale, tant décrié par certains. Néanmoins, nous tenons à être vigilants pour ces
prochaines années, le gouvernement ne pourra pas, ne doit pas continuer à brader petit à petit note système éducatif.
Il faut être pragmatique et lucide, l’éducation nationale
mérite des propositions novatrices, des lois programmes sur plusieurs années, réalisées à partir de profondes concertations, tant au niveau du recrutement, que des enseignements. C’est cela que
propose le Mouvement Démocrate.
L’éducation
doit rester la priorité nationale, c’est un des joyaux de notre pays, c’est notre identité, notre savoir faire, notre culture, notre histoire, notre avenir. Ne l’oublions pas !
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Enfin, une émission "Deshabillons-les" a été consacré à F.bayrou sur la Chaîne Public Sénat. Je vous la conseille pour connaître un peu plus l'homme
qu'il est. Elle dure 45 min ... pour un lundi soir où il n'y a jamais rien à la TV, c'est parfait.
http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=55799
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